Rythme optimal des suivis
La fréquence des consultations doit être individualisée, mais certaines balises consensuelles existent :
- Patients stables sous traitement de fond, sans exacerbation dans l’année : consultation tous les 6 à 12 mois.
- BPCO sévère, asthme instable, polymorbidité, ou toute modification majeure thérapeutique : visites rapprochées tous les 2-3 mois, parfois téléconsultation ou télésuivi partagé.
- Après une exacerbation : consultation systématique dans le mois.
Coordination ville/hôpital : un impératif structurant
Le suivi longitudinal n’a de sens que s’il s’appuie sur le dialogue effectif entre médecin généraliste, pneumologue, infirmier/IAS, kinésithérapeute, pharmacien et, à l’hôpital, sur l’accès rapide aux explorations de deuxième ligne (imagerie, EFR, épreuve d’effort, pôle de réhabilitation respiratoire…). La lettre de liaison doit être synthétique et systématique.
- Le Dossier Médical Partagé (DMP), la messagerie sécurisée santé et certains projets de e-parcours régionaux deviennent piliers de cette coordination.
- L’infirmière en pratique avancée (IPA), encore rare mais en développement, peut assurer un rôle d’interface, notamment pour les suivis de patients complexes ou fragiles. (Source Decret IPA 2018)
Éducation thérapeutique et auto-gestion du patient
L’éducation thérapeutique formelle doit être proposée à tous. Elle englobe l’apprentissage de l’utilisation correcte des dispositifs d’inhalation (sources majeures d’échec), la reconnaissance précoce des aggravations, l’élaboration d’un plan d’action écrit, et la gestion du quotidien. L’accès à la réhabilitation respiratoire est un plus, mais souvent limité par la structuration territoriale inégale.