L’utilisation des corticoïdes inhalés constitue un pilier fondamental du traitement des maladies respiratoires comme l’asthme et la BPCO, mais elle expose les patients à des effets indésirables locaux, parfois sous-estimés en pratique courante. Ces effets incluent principalement la dysphonie, la candidose oropharyngée, la toux irritative et, plus rarement, des irritations pharyngées ou des ecchymoses buccales. Leur fréquence dépend de multiples facteurs : posologie, dispositif utilisé, technique d’inhalation, hygiène buccale ou encore association à d’autres traitements. La prévention passe par l’observation de mesures simples mais essentielles au quotidien, la formation rigoureuse des patients et un suivi attentif. La compréhension précise de ces risques et la mise en application systématique de stratégies adaptées améliorent à la fois l’adhésion et la sécurité thérapeutique.