Fixer la fréquence des spirométries de contrôle ne doit ni sacrifier la rigueur scientifique ni sombrer dans la standardisation aveugle. Évaluer la situation clinique réelle du patient, interroger son vécu, ses attentes et ses risques, et tenir compte du contexte parisien permet un suivi respiratoire pertinent et efficient.
L’examen doit rester un levier au service de la relation médecin-patient : rassurer, ajuster, anticiper. Il sera d’autant mieux accepté et compris s’il est expliqué et intégré au parcours de soins, évitant la simple répétition inutile. Face à l’évolutivité rapide des pratiques (notamment la médecine connectée et la téléconsultation), il est souhaitable que les équipes de pneumologie restent vigilantes, curieuses et adaptatives.
La fréquence optimale ? La meilleure est celle qui, à chaque instant, croise intérêt scientifique, situation du patient et contexte de soin. C’est, in fine, le cœur de la pratique clinique fondée sur les preuves.