La relative stabilité de l’incidence « observée » ne doit pas faire oublier les mutations profondes des expositions industrielles et l’apparition de nouveaux agents potentiellement sensibilisants (nanomatériaux, biocides de nouvelle génération, substances émergentes dans le bâtiment et l’agroalimentaire). L’enjeu pour les années à venir sera de s’adapter à un paysage professionnel évolutif, sans jamais perdre de vue :
- La nécessité d’une surveillance épidémiologique fine et transversale.
- L’intégration des expositions cumulées et “faibles doses”, encore trop peu explorées.
- L’importance de la collaboration entre pneumologues, médecins du travail, autorités sanitaires et patients-experts.
La mobilisation d’outils partagés, la reconnaissance précoce et l’accompagnement des travailleurs exposés sont indissociables des enjeux de santé respiratoire en entreprise.
Seule une meilleure connaissance de son incidence permettra d’affiner les politiques de prévention, d’accompagner efficacement les secteurs à risque et, à terme, de réduire la charge de l’asthme professionnel en France.
Sources consultées :
INRS, BEH, RNV3P, ReFAAT, CONSTANCES, CNAM, Santé Publique France, Association Française d’Allergologie, Observatoire National des Asthmes d’Origine Professionnelle.