L’arthrose, d’autant plus invalidante qu’elle touche les mains ou les épaules, se combine chez le sujet âgé à une diminution de la force musculaire, une dégradation de la coordination œil-main et souvent à des troubles cognitifs débutants. Ces limitations, bien documentées (PMID: 30151667), impactent directement la capacité à utiliser efficacement un inhalateur. L’éducation thérapeutique est certes indispensable, mais elle ne saurait compenser une déficience mécanique ou cognitive sévère.
Trois dimensions principales déterminent l’aptitude à manipuler un inhalateur :
- Force et mobilité des mains et doigts, particulièrement altérées dans l’arthrose digitale et du poignet ;
- Capacité respiratoire à générer un débit inspiratoire rapide : tous les dispositifs n’ont pas les mêmes exigences ;
- Coordination main-bouche et habileté à suivre une séquence technique parfois complexe.
La polypharmacie et la fatigue cognitive liées à l’âge aggravent encore les risques d’erreurs, rendant nécessairement prioritaires les dispositifs simples et robustes.