À Strasbourg, la prise en charge doit tenir compte d’une population âgée croissante, d’une grande diversité sociolinguistique (certaines barrières linguistiques peuvent nuire à la compréhension de la technique inhalatoire), et d’un accès parfois inégal aux soins dentaires. La coordination libérale, souvent renforcée par un réseau de paramédicaux, constitue un atout : ainsi, la mise en place de fiches-mémos en français, en allemand ou en turc, et de séances éducatives en visio, a montré localement (CHU Strasbourg, 2022) une réduction des candidoses symptomatiques de 8 % à 2,5 % en l’espace de 18 mois dans plusieurs CPTS du Bas-Rhin.
Autre point : la proximité du Rhin et la circulation frontalière impliquent parfois des dispositifs d’inhalation différents. Il s’avère utile de vérifier que le patient n’alterne pas entre plusieurs modèles de chambres inhalatoires entre France et Allemagne, ce qui pourrait altérer l’efficacité de la prévention proposée.