La BPCO est associée à des exacerbations définies comme une aggravation aiguë des symptômes respiratoires nécessitant une modification du traitement habituel (GOLD 2024).
Dans 50 à 80 % des cas, ces exacerbations ont une origine infectieuse, virale ou bactérienne. Les virus respiratoires – rhinovirus, virus influenza (grippe), parainfluenza, VRS (virus respiratoire syncytial), SARS-CoV-2 plus récemment – ainsi que Streptococcus pneumoniae et Haemophilus influenzae, occupent une place centrale.
Conséquences majeures :
- Un risque de déclin accéléré de la fonction respiratoire.
- Augmentation de la mortalité : 1 an après une hospitalisation pour exacerbation sévère, la mortalité atteint 25 % (ERS 2023).
- Surmédicalisation, hospitalisations, impact socio-économique lourd.
Le terrain BPCO, en raison du remodelage bronchique, du tabagisme antérieur, de la dysciliation, de la réduction de certains peptides antimicrobiens et du vieillissement immunologique (« inflammaging »), renforce la vulnérabilité à l’infection (La Revue du Praticien).