Au total, cinq axes concrets se dégagent des retours du terrain en France :
- Simplifier toujours davantage : privilégier un inhalateur adapté bien maîtrisé à une multiplication de dispositifs, limiter les changements non expliqués de molécules/présentations, réduire les contraintes de stockage et de recharge.
- Identifier activement la non-observance : demander systématiquement en consultation la reprise du geste et normaliser le fait d’avoir oublié ou de ne pas savoir (zéro stigmatisation).
- Miser sur le « petit collectif » de soin : peu importe la spécialité, faire du pharmacien et de l’infirmier des interlocuteurs réguliers des patients sous inhalateurs chroniques.
- Impliquer les associations de patients en amont et en aval du suivi médical, pour lever les freins invisibles.
- Rendre lisibles les bénéfices : associer les mesures respiratoires, l’évolution quotidienne et les moments-clés de la vie (voyages, loisirs, crise) à la qualité du traitement suivi.
L’amélioration de l’observance des traitements inhalés chroniques chez l’adulte s’appuie aujourd’hui sur une alliance de rationalité scientifique, d’agilité organisationnelle, et d’écoute. Les données sont solides, les expériences collaboratives fructueuses – mais le défi n’est pas clos : il s’agit d’installer, dans chaque parcours, une alliance durable, personnalisée, stimulée par l’engagement de tous les acteurs, soignants comme patients.
Sources principales : HAS « Maladies chroniques » 2022 ; SNIRS/DRESS 2021 ; INCa ; GINA Report 2023 ; Réseau France BPCO ; ERJ, 2017/2022 ; Observatoire ECARE ; Cohortes INHALOCARE, EOLIS.